Archives - Syndicat Départemental de la Propriété Privée Rurale
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Dans un arrêt récent (Cass. 3ème civ., 14 novembre 2019, n°17-31.618), la Cour de cassation semble à nouveau faire preuve d’une extrême sévérité à l’égard du propriétaire-bailleur. Il est de jurisprudence constante, à minima depuis 2014, que le bénéficiaire du congé doit - dans le cadre dudit congé - préciser s’il entend exploiter les biens à titre individuel ou dans un cadre sociétaire. Déjà à l’époque, de nombreux commentateurs ont pu relever que le bénéficiaire du congé n’avait plus la possibilité de modifier, à posteriori, certaines mentions du congé. La Cour de cassation va encore plus loin puisqu’elle nous apprend désormais que le bénéficiaire du congé ne peut pas non plus, dans le cadre de la procédure née de la contestation de ce congé, modifier sa position s’agissant de la provenance du matériel utilisé pour mettre en valeur les biens. En l’espèce, le bénéficiaire du congé avait initialement précisé qu’il...

L’article L.411-37 du Code rural oblige l’associé d’une société agricole bénéficiaire d’une mise à disposition de biens donnés à bail rural à se « consacrer à l’exploitation de ces biens, en participant sur les lieux aux travaux de façon effective et permanente, selon les usages de la région et en fonction de l’importance de l’exploitation ». La règle parait sur le papier on ne peut plus limpide, mais la Cour de cassation en précise très régulièrement les contours. Elle le fait à nouveau par arrêt du 12 septembre 2019 (Cass. 3ème civ., 12 septembre 2019, N°18-11.721) s’agissant d’une demande de cession de bail portée par deux copreneurs, membres d’une société agricole bénéficiaire d’une mise à disposition et réalisant, tous deux, des travaux au sein de celle-ci. La solution innove déjà sur ce point puisqu’en matière de copreneurs et généralement, la Cour de cassation sanctionne le fait, pour l’un des...

Le 12 septembre 2019, la Cour de cassation a pu rappeler une règle établie et non discutée selon laquelle celui qui entend se prévaloir d’un bail rural doit apporter la preuve de ce que les parties ont souhaité s’entendre sur l’existence et le montant du loyer (Cass. 3ème civ., 12 septembre 2019, n°18-14.406). Rien de nouveau donc, mais un rappel bienvenu puisque beaucoup semblent l’oublier. ...

Les actions relatives au paiement des loyers ou fermages étant soumises à prescription quinquennale (article 2224 du Code civil). Rien ne vous interdit de demander votre dû au-delà de 5 ans mais vous ne pouvez exiger les arriérés que pour les 5 dernières années. Le taux des intérêts de retard applicable en 2020 est de 3,15% au premier semestre et 3,11% ensuite. ...

Tout retard dans le règlement du fermage justifie l’envoi d’un courrier circonstancié au preneur. Ce Rappel ou Mise en demeure de payer, qui doit être précédé d’un Appel du fermage, pourra vous être très utile ultérieurement à bien des titres surtout si votre preneur est de mauvaise foi. Il est à adresser par Lettre Recommandée avec AR (à conserver précieusement) au preneur et doit respecter un formalisme rigoureux quant au risque encouru : A défaut de paiement dans le délai imparti, la résiliation du bail est encourue au terme des dispositions de l'article L.411-31 du Code rural : « Le Bailleur peut demander la résiliation du bail … ». ...